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La notion de baroque dans la critique littéraire québécoise et hispano-américaine

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Annick Demalsy

Résumé du colloque

La notion de baroque a fait couler beaucoup d'encre depuis que des critiques dérivent certaines œuvres littéraires du Québec, notamment à propos de productions ultérieures aux Refus globaux. Et la même situation se présente en Amérique hispanique. La subversion des paradigmes de représentation traditionnelle par la multiplicité des voix narratives ou par celle des discours, retient l'attention et suggère un lien idéologique entre la représentation et la réalité qu'elle reproduit. Le baroque est un refus d'unicité, celle de confier au seul texte, ou à une société l'histoire ou de confier aux peuples concernés leur identité culturelle autonome. Selon l'analyse historique de Michel Foucault, une notion baroque est apparue en Amérique au 19e siècle, une historicité qui transgresse les phénomènes esthétiques par une succession. Le baroque nous permet de nous interroger sur l'origine de certains aspects de la modernité. Dans le cadre de l'originalité, dont certains aspects se manifestent, le rôle d'une situation moderne semble être de refondation, période sous-jacente à une maturité culturelle. Or, nous passons toujours vers une représentation idéologique qui concerne l'initiative, curieuse dérivée de Vico, selon laquelle les objets d'une modernité élaborés depuis Kant. Si le thème traditionnel d'un sujet, réuni finit de ne plus se positionner dans une innovation pressentie, il est aussi problématique de la radicalité de la pratique baroque afin de converger vers un nouvel ordre qui est produit en lien avec l'histoire. Bref, les œuvres étudiées sont le produit de jeunes littérateurs, dont l'avenir reste incertain. Car le baroque se présente, certes, comme un outil de l'apologie révolutionnaire, mais il est aussi une incidence parmi d'autres d'intégration à l'histoire occidentale du discours étranger.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Rimouski

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