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Marie-Hélène Charron-Cabana

Résumé du colloque

Le ''fou'' littéraire, producteur d’un texte ou personnage de celui-ci, se trouve souvent dans un rapport au langage le dépassant, voire le portant littéralement. Ces figures de l’écrivain inspiré ou de l’aliéné en perte de contrôle du langage sont représentées à plusieurs reprises dans l’œuvre de Janet Frame qui a passé près de huit ans de sa vie en institution psychiatrique suite à un diagnostic de schizophrénie qui serait ultérieurement contesté. Quelle que soit la vérité entourant cette ''maladie'', il reste que l’écriture de Frame présente des personnages, souvent au bord de la ''folie'', en train d’y ''glisser'' ou déjà dans son ''monde''. Ces personnages possèdent un rapport au langage et aux textes qui ne relève pas du rationnel. Allant de la patiente qui récite des poésies apprises dans l’enfance pour se protéger contre les électrochocs, jusqu’à l’internée qui croit qu’un livre se lit tout seul, même si cela le fait souffrir, sous prétexte que cela est sa ''passion'', ce rapport relève davantage de la foi que d’une signification, d’un message. Les livres sont effectivement conçus comme ayant un pouvoir inhérent et une vie qui ne dépendent pas du sens dont ils pourraient être porteurs, ni même d’un contact avec l’humain. Je propose d’examiner la récupération d’images religieuses, directes ou transformées par l’intermédiaire des tropes, que Frame réactualise en accordant un pouvoir quasi divin à la littérature.

Contexte

manager icon Responsables :
Alejandro Zamora
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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