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La perception des différences d'intensité intrinsèque

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Julie Gaudreault

Résumé du colloque

La présente étude s'inscrit dans une problématique plus large qui vise à cerner les caractéristiques microprosodiques propres aux voyelles du français québécois, caractéristiques qui se définissent comme étant l'ensemble des variations de fréquence, de durée et d'intensité soumises à des conditions liées plus ou moins directement à des contraintes "physiologiques" de production. Dans le cas de l'intensité qui nous intéresse plus spécifiquement, des études antérieures (Dolbec, Ouellon et Ouellet, 1002; Ouellon, Ouellet et Dolbec, 1993) ont fait voir une différence de l'ordre de 3 à 5 dB entre les classes de voyelles du français québécois. La présente recherche vise à établir expérimentalement dans quelle mesure ces différences d'intensité peuvent être perçues par les récepteurs, de même que l'influence de la durée sur la perception de l'intensité. Pour ce faire, deux expérimentations ont été conduites. La première avait pour but d'établir le seuil de perception des différences d'intensité pour un stimulus (voyelle ou son pur) donné dans des environnements similaires. Pour ce, nous avons présenté 2 stimuli se distinguant ou non par une différence d'intensité plus ou moins importante et interroger le sujet sur sa perception de la différence éventuelle. Le sujet était donc appelé à fournir des réponses du style suivant : * le stimulus A est plus fort que le stimulus B; * le stimulus B est plus fort que le stimulus A; * les deux stimuli sont égaux. La seconde consiste à mesurer l'effet de la durée sur la perception des différences d'intensité. Ceci consistait donc à présenter, au sujet, deux occurrences de même intensité mais dont la durée était différente. Les résultats obtenus jusqu'à maintenant semblent indiquer, de façon assez claire, qu'en ce qui concerne la première expérimentation, le seuil de perception se retrouverait quelque part entre 3 et 4 dB dans les contextes de mots et de phrases courtes. Par contre, dans le cas des sons purs, le seuil descendrait aux alentours de 2 dB. Les résultats de la seconde expérimentation semblent également faire ressortir des tendances plutôt nettes. En effet, l'écart entre les pourcentages obtenus concernant les variations de durée 25 % et 50 %) des stimuli nous apparaît, à première vue, constant et comparable dans les divers contextes (phrase, mots).

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
manager icon Responsables :
Zélie Guével
host icon Hôte : Université Laval

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Titre du colloque :

Linguistique

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