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La pérennité des peuplements insulaires laurentiens: le cas de l'Ile Saint-Ignace et de l'Ile Dupas

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R. De Koninck

Résumé du colloque

Depuis les débuts de la colonie, le peuplement des îles du Saint-Laurent situées à l'aval de Montréal a été l'objet de changements brusques. L'examen de l'évolution de la population des six îles (ou groupes d'îles) laurentiennes encore habitées en permanence, trahit la situation de dépendance dans laquelle ont évolué ces lieux à la fois particuliers et à la fois témoins et acteurs du peuplement de l'axe laurentien. À ce titre, le cas de l'île d'Anticosti est sûrement le plus éloquent. Quoique moins spectaculaire, l'évolution des autres populations insulaires laurentiennes (Cent-Îles du lac Saint-Pierre, Île d'Orléans, Île aux Grues, Île aux Coudres et Île Verte) a également été mouvementée. Toutes à un moment ou un autre de leur histoire (exemples: Île d'Orléans vers 1871; Île aux Coudres vers 1956) ont vu leur population rurale atteindre un taux de saturation qui a été suivi d'une chute souvent brutale des effectifs insulaires. L'île d'Orléans et les Cent-Îles sont les seuls où s'est éventuellement opéré un regain démographique grâce à une réadaptation de la fonction insulaire. L'étude comparative de l'évolution récente de deux municipalités de cet archipel contribue à illustrer le paradoxe de l'insularité: la pérennité des peuplements insulaires laurentiens ne peut être assurée que dans des conditions impliquant l'érosion des caractères culturels qui définissent le milieu insulaire même.

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