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La petite poule d'eau : le paradis institutionnel d'une écrivaine

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Sylvie Lamarre

Résumé du colloque

La Petite Poule d'eau, roman où Gabrielle Roy tente de mettre en scène un monde non touché par la civilisation, est paradoxalement imprégné des marques de cette dernière. On dirait même qu'elles le structurent, ses trois parties correspondant chacune à une des institutions fondamentales du Canada français de l'époque: la famille (via les grossesses de Luzina), l'éducation et la religion. La Petite Poule d'eau construirait-il un paradis qui correspondrait, en somme, à la place recherchée par l'écrivaine dans le monde et, plus particulièrement, dans l'institution littéraire? Question pertinente quand on songe que Roy aurait eu l'inspiration pour La Petite Poule d'eau en France alors que, en route vers la cathédrale de Chartres, des amis discutaient d'oeuvres d'art, legs de la civilisation, ce qui lie La Petite Poule d'eau, la nature par excellence, à l'art et à la culture. Grâce à une analyse des figures de l'écrit, qui pullulent dans ce texte, et des personnages figurant l'institution, comme le moine et les institutrices, ainsi que de leurs déplacements dans le temps et entre les espaces naturels et culturels, je propose d'examiner le réseau institutionnel inscrit dans ce roman afin de saisir cette position idéale recherchée par l'auteure dans l'institution, ce paradis d'une écrivaine.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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