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La place de la durée dans la grammaire du français québécois

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Laurent Santerre

Résumé du colloque

Les phonéticiens ne mesurent pas n'importe quelles durées, pour n'importe quelles raisons. Les formes acoustiques du signal constituent un lieu incontournable d'étudier les formes du signifiant qui, avec l'usage, sont entrées dans le code linguistique. Dans la parole naturelle, la durée ne peut seule remplir la fonction de trait distinctif. C'est aussi le cas en prosodie, du moins en français québécois. L'intonation et la durée vont de pair en prosodie, comme le timbre et la durée en phonologie. Il y a un ordre à suivre dans l'élucidation des fonctions que remplissent les durées dans le code linguistique. Il faut déterminer les fonctions phonologiques et sémantiques avant celles qui relèvent de la variation et de la stylistique ou de la pragmatique. N'entrent pas dans les durées psychoacoustiques du signifiant les durées qui relèvent de la mécanique de production, comme les durées intrinsèques, les abrégements ou les allongements qui sont des effets involontaires de la coarticulation. Il en est même des propriétés temporelles caractéristiques des dialectes ou des idiolectes. Ceci dit, l'ordinateur doit connaître toutes les mesures acoustiques de la parole pour la synthèse et la reconnaissance automatique.

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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Titre du colloque :

Linguistique

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