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La plainte du travail : matériau de prédilection pour une sociologie de l’individu

LK

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Laurie Kirouac

Résumé de la communication

La plainte, ou les mots utilisés par l’individu pour penser et désigner ce qui le "fait souffrir", constitue un matériau empirique de choix pour étudier le mode d’individuation, c’est-à-dire la manière dont est façonné et se façonne l’individu à une époque donnée. Elle donne accès aux épreuves (Martuccelli, 2006) socialement constituées auxquelles se heurtent l’individu dans les différentes sphères de la vie sociale, de même qu’à l’éventail de moyens à sa disposition qui lui ont permis de les surmonter avec un succès relatif. L’analyse des termes de la plainte associée au surmenage professionnel et au burnout, deux entités pathologiques respectivement liées à l’épreuve du travail taylorien et contemporain, met en lumière les transformations subies par les moyens sociaux dont dispose l’individu pour baliser l’emprise (Lantheaume et Hélou, 2008) du travail sur le fil de sa vie. Le burnout y apparaît dès lors comme le révélateur d’une mutation sociale de fond: l’individu contemporain, plus que celui forgé au temps de la socialité fordiste, serait enjoint de réguler par sa propre initiative l’emprise pratique mais, surtout, symbolique du travail sur sa vie. Une "nouvelle" responsabilité dont certains peineraient plus que d’autres à s’acquitter, jusqu’à prendre l’ampleur d’une douloureuse impasse identitaire: le burnout.

Résumé du colloque

Nous ne souhaitons souligner particulièrement aucun événement ou activité, mais les conférences prononcées constitueront l'amorce d'un ouvrage collectif.

Contexte

manager icon Responsables :
Louise Blais
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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