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La ploïdie de l'ADN et la fraction de phases : un outil pronostique dans le mélanome de stade III

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Ginette Martin

Résumé du colloque

Avec la venue de la technique d’identification du ganglion sentinelle dans le traitement des patients porteurs de mélanome, nombreux sont ceux avec un seul ganglion atteint. L’inclusion de ces patients dans des protocoles d’investigation future requiera alors d’autres facteurs pronostiques que celui du nombre de ganglions positifs. Le but de cette étude est de déterminer quel facteur clinicopathologique peut être utilisé pour prédire une augmentation du risque de récidive et de mortalité chez les patients atteints de mélanome stade III. Des 332 patients porteurs d’un mélanome (1989 à 1995), 33 ont été identifiés de stade III. Seize patients avec métastase subséquente ont été comparés avec 17 sans aucune récidive lors du suivi. Les facteurs suivants ont été revus : le sexe, l’âge, la race, la localisation de la lésion, le Breslow et Clark, le stade initial, la présence d’ulcération, de régression, d’envahissement lymphatique et l’histologie. La ploïdie de l’ADN et la fraction de phase-S ont été déterminées par flowcytométrie effectuée sur les ganglions fixés et paraffinés sur des lames archivées. Une analyse univariée a été utilisée pour l’analyse des résultats. Après un suivi total de 29 mois, la mortalité était significativement plus élevée dans le groupe avec récidive subséquente (p=0.0003). Parmi les facteurs cliniques, la localisation de la lésion (p=0.064) et le sexe mâle (p<0.03) étaient des prédicteurs significatifs de récidive subséquente et de mortalité respectivement. La fraction de phase-S était supérieure chez ceux qui ont développé des métastases subséquentes; 6.13 + 1.14 vs 3.57+0.54 (p=0.055). L’aneuploïdie était associée avec une survie inférieure; avec 10 patients porteurs de ganglions aneuploïdes chez les 16 décédés vs 7 seulement chez les 17 survivants (p=0.059). Cette étude nous démontre que la fraction de phase-S est un prédicteur de récidive et que l’aneuploïdie est un prédicteur de la survie. Ces deux indices pourraient être alors utilisés pour classifier les patients en groupe à haut et faible risque, guidant ainsi la sélection des patients pour une thérapie adjuvante.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Biologie cellulaire et cancer
host icon Hôte : Université McGill

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Titre du colloque :

Biologie cellulaire et cancer

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Thème du colloque :

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