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Résumé du colloque
Dans sa préface au recueil de Serge Deyglun publié au Éditions de Malte, Éloi de Grandmont fait de l’éditeur André Roche un ''découvreur'' de poètes. Mais qu’est-ce que les lecteurs des recueils de poésie publiés par Roche découvrent, eux, à travers la lecture ? Y aurait-il une forme de convergence dans les diverses ''postures poétiques'' qui se dégagent de ces recueils ? Quand, dans la même préface, de Grandmont situe Deyglun dans la filiation de Rimbaud (entre autres), il semble indiquer que ces postures répondent à l’impasse poétique révélée par Rimbaud, qui apparaît lorsque la poésie est sommée, à la fois, d’être le véhicule de l’insubordination, de supporter un espace sacré s’opposant au monde ordinaire et de donner accès à une vérité autre. Il s’agira donc de mettre en lumière ces postures et leur convergence, tout en insistant sur les différences qui ne manqueront pas d’apparaître. ''A priori'', la poésie dans ces oeuvres est dans une situation précaire, puisqu’elle n’a lieu que dans la mesure où elle a conscience de sa fragilité, voire de son échec, comme « [u]ne gamine [qui] a compris que sa poupée pouvait tomber à l’eau » (Deyglun). Paradoxalement, cette déréliction – la poésie était la dernière solution et elle ne fonctionne pas –, loin de conduire à l’abattement, ouvre la voie à une forme d’allégresse : « Plus seul que le caillou, / Lancé vers Dieu / Sans courage ; […] J’ai passé / Une journée Assez divertissante !»(de Grandmont).
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