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Résumé du colloque
La documentation indique que la prévalence des troubles mentaux graves parmi les détenus des installations carcérales est supérieure à celle observée parmi la population générale. Ainsi, la prévalence pour les troubles schizophréniques et schizophréniformes est quatre fois plus élevée dans le milieu carcéral que dans une population. Par ailleurs, la littérature montre que, pour une majorité de cas, les troubles mentaux étaient présents avant même l'incarcération. Comment expliquer que ces individus continuent d'être pris en charge par le système judiciaire et non par le système médical? L'hypothèse de la présente recherche postule que les premières prises en charge, soit judiciaire soit médicale, exercent une influence sur les orientations ultérieures. Sur la base d'une stratégie d'analyse qui s'appuie sur les probabilités conditionnelles à l'égard d'un échantillon composé de 69 détenus fédéraux et de 60 patients psychiatriques pairés en fonction de l'âge et du diagnostic principal selon les critères du DSM-IIIR, les résultats indiquent que les premières prises en charge, dans 65% des cas, apparaissent comme un facteur permettant de rendre compte de la prévalence des troubles mentaux graves en milieu carcéral. Une des conséquences de cet effet est l'émergence et la consolidation d'une étiquette sociale (détenu vs patient) stigmatisant l'individu de même que les orientations futures.
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