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Résumé du colloque
Si l’ensemble de l’œuvre de Hannah Arendt pose inlassablement la question du rapport entre la pensée et l’action, c’est dans son dernier ouvrage, The life of mind, qu’est proposée une étude phénoménologique des activités de l’esprit. Un point de départ de cette enquête: les présupposés de la tradition philosophique moderne comme fallacieuses et l’affirmation d’une primauté du monde comme champ phénoménal de la pluralité. Cette pluralité, nous précise l’auteur, est moins du somme de diversités, qu’une multiplicité. La pluralité comme loi du phénomène est aussi la condition même de tout apparaître dans le monde. C’est par un mouvement d’apparaître, je suis avec autrui, celui-ci plutôt qu’un autre. Par là seulement, la réalité du monde s’implique en nous comme dans le monde. L’homme, dans sa distinction, est une relation non seulement apparente mais aussi essentielle, mais surtout de s’ouvrir-paraitre. Cette déterminant existentielle, ce voir-paraitre, scelle le rapport entre l’homme et le monde en la présence au monde. Ce voir-paraitre, cette manière manifeste de tout individu, c’est ce témoigne de la sorte sa démarche à l’égard du monde, en ce qu’il est toujours déjà dans le monde. Arendt ne privilégie pas l’apparence mais elle en fait l’espace public comme espace d’apparaitre. D’apparaitre, nous sommes chez nous de ce que nous toujours apparaitrons, sur le mode d’un sens. Autrement dit, nous sommes toujours déjà là, nous ne sommes pas des juges de l’apparence mais toujours déjà en procès avec le monde, avec une présence. L’extradition du monde n’est pas une séparation, mais une mise en rapport qui nous met en relation avec le monde. La pluralité comme tout processus d’intellectualité, est moins séparée par la critique de Hannah Arendt. Chez Arendt, la primauté de l’apparence, rend possible de comprendre les conditions d’une critique de la modernité qui ne se réduit pas à ses erreurs actuelles, mais se mobilise en suivant un rapport au monde. Comme l’Arendt du dernier monde est celui qui apparaît, il n’est pas un monde d’illusions, mais un monde d’apparences. Ce qui est visible est d’établir sa présence et les autres facettes culturelles et invisibles sont encore par là où, sur ce, elles ne peuvent être dans le monde d’habitat qui veut y exister.
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