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Résumé du colloque
Avec le passage au post-fordisme, les mouvements sociaux québécois se sont profondément transformés. Il sont passés d'une phase revendicative et oppositionnelle à des stratégies de partenariat avec l'État et les autres organismes de la société civile. Ils cherchent aussi à tisser entre eux des réseaux qui puissent les rendre moins isolés. Leurs préoccupations d'aide directe les font maintenant désigner comme «groupes communautaires». En n'y voyant que des replis par rapport à des préoccupations politiques anciennes, on a cependant sur-estimé leur instrumentalisation par les appareils étatiques et sous-estimé les dimensions positives de leur existence. Cette communication soutient que l'action de ces groupes peut en partie être comprise comme une recherche de maintien, voire de re-création, de liens communautaires érodés par la domination du marché, laquelle semble bien être la finalité sous-jacente à la pratique gouvernementale actuelle. L'existence de ces efforts communautaires oblige à repenser l'efficacité de la gestion étatique du social, dont les catégories bureaucratiques sont loin d'avoir le champ entièrement libre. Les liens entre État et société civile hérités du fordisme doivent ainsi être réexaminés et la socialité envisagée non comme une donnée mais comme le produit de l'action sociale.
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