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La production mythique et nécessaire du Sujet-femme ou la politique du sexe qui n'en est pas un

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Colette St-Hilaire

Résumé du colloque

Mort du Sujet, retour du Sujet. Pour des féministes, le mouvement du balancier a quelque chose de troublant. N'est-il pas curieux qu'on ait invité le Sujet au silence au moment même où les femmes commençaient à parler? Par ailleurs, cette prise de parole ne va pas sans difficulté. Qui parle, et au nom de qui parle-t-elle? Dès qu'on cherche à le représenter, le Sujet-femme ne se sous l'effet des multiples contradictions qui séparent les femmes d'elles et dissout dans les innombrables difficultés méthodologiques rencontrées pour définir un point de vue féministe, un lieu producteur de la vérité des femmes. Si La Femme n'existe pas, devrions-nous rendre les armes et promouvoir notre entrée dans l'ère postféministe? En d'autres termes, le féminisme a-t-il besoin d'un Sujet qui aurait la mission de représenter? À travers l'examen des thèses des philosophes de la mort du Sujet tels Derrida, Foucault et Deleuze, et celles des théoriciennes de l'affirmation de la différence sexuelle telles Irigaray et Cixous, il est possible de penser un Sujet-femme non essentialiste. Le féminisme apparaît alors comme un mouvement d'affirmation politique de sujets qui n'existent pas ... au sens ontologique du terme, mais qui se retrouvent néanmoins devant la difficile tâche de parler et d'agir. Des sujets qui sont placés, comme dit Foucault, dans l'"entre". La tragique nécessité de s'affirmer comme Sujet s'ans consacrer à l'imaginaire du Sujet-mâtre, s'ans consacrer à leur libération.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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