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Résumé du colloque
Depuis longtemps, le constat de faible émotionnalité chez les psychopathes est admis par la majorité des cliniciens. Toutefois, la mise à l'épreuve de ce constat à travers les concepts issus de la psychologie des émotions est récente. Les quatre investigations présentées examinent les particularités de l'expérience émotionnelle chez les psychopathes. Sur la base de leur score au PCL-R (Hare, 1991), des sujets incarcérés ont été répartis dans un groupe «psychopathe» et un groupe «contrôle». Les comparaisons portent sur (1) l'évocation spontanée du lexique émotionnel, (2) la catégorisation des mots émotionnels, (3) le degré d'alexithymie (Bermond-Vorst, 1994), (4) les évaluations subjectives et les réactions cardio-vasculaires liées aux inductions émotionnelles par le film- vidéo. Les résultats montrent que les psychopathes ne sont pas nettement déficients lors de l'évocation du lexique émotionnel. Leur catégorisation des mots émotionnels est sensiblement plus étroite. Cependant, ces mêmes sujets ne présentent pas une incompréhension flagrante du vocabulaire émotionnel. Par ailleurs, les psychopathes présentent des scores d'alexithymie plus élevés. Leurs évaluations subjectives lors des inductions émotionnelles ne diffèrent pas de celles du groupe «contrôle». Toutefois, les tensions artérielles des psychopathes sont plus basses tant à l'état de repos que lors des inductions. Les résultats sont intégrés dans un schéma heuristique des émotions.
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