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La question de la fiction en peinture, ou la nécessité du récit dans le tableau

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Marc-Antoine Tanguay-Lauzière

Résumé du colloque

Il existe de nombreuses définitions du terme de « fiction » : imitation ou feinte de la réalité, faire-semblant qui, par une entente implicite et mystérieuse entre le producteur et le récepteur de l’objet fictionnel, réfère à la fois au monde réel et à un quelconque monde imaginaire, simple produit de l’imagination, etc. L’aspect imaginaire est le point commun de toutes ces définitions. Dans la pratique courante, le terme de « fiction » ne qualifie toutefois que les productions imaginaires à caractère narratif. On trouve certainement de la fiction dans la prose, le cinéma, le théâtre, la B.D., mais beaucoup moins dans la musique, la sculpture ou la peinture. Comment expliquer cet écart entre une définition très large de la fiction et une application aussi restreinte ? Autrement dit : pourquoi le « récit », sous toutes ses formes, s’accorde mieux, ou plus facilement, à la notion de « fiction » ? Le récit, chez les structuralistes, comporte au moins une action, soit un sujet passant de l’attribut 1 à un attribut 2. Un tableau isolé ne pourra jamais répondre à une telle exigence. Pourtant, le récit est possible en peinture, comme l’ont montré déjà de nombreux auteurs. Il faut cependant redéfinir le récit, en tenant compte de l’acte de lecture (pour le texte) ou de « spectature » (pour le tableau). Ma communication verra à montrer quelle nouvelle forme prend le récit pour que l’application restreinte de la fiction permette aussi d’inclure les pratiques non narratives, en particulier la peinture. L’exercice apportera un éclairage nouveau sur les rapports entre les arts, notamment la littérature et la peinture, par le biais inusité de la question de la fiction.

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

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