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La quête de sensations fortes sur le plan sexuel chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH) de la Cohorte Oméga de Montréal

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Marie-Ève Girard

Résumé de la communication

L'objectif de cette présentation est de comparer les HARSAH qui ont un score élevé sur l'échelle de sensations fortes sur le plan sexuel (E-SFS) aux HARSAH qui ont un score faible sur cette même échelle (F-SFS). Au 1er août 2003, 1228 HARSAH avaient complété leur troisième visite de suivi (T3) à la cohorte Oméga. Ces hommes, rencontrés à chaque six mois, répondaient à deux questionnaires et étaient soumis à un test de dépistage du VIH. Au T3, le questionnaire comprenait une échelle de quête de sensations fortes sur le plan sexuel. Les E-SFS (n=262) ont été contrastés aux autres participants (F-SFS : n=955) par la régression logistique multivariée. Les E-SFS étaient proportionnellement moins nombreux parmi les 30 ans et plus (rapport de cote (RC) = 0,35; Intervalle de confiance à 95 % (IC95 %) = 0,19-0,71) et plus nombreux à avoir une niveau de scolarité supérieur au niveau secondaire (RC = 2,92 ; IC95 % = 1,19-7,22). Les E-SFS ont davantage de motivations intrinsèques pour rechercher les sensations fortes dans leur vie en général que les F-SFS (RC = 1,90 ; IC95 % = 1,13-3,19). Comparativement aux F-SFS, les E-SFS utilisent davantage des activités telles que le voyeurisme/exhibitionnisme (RC = 2,85 ; IC95 % = 1,74-4,65) et le sado-masochisme (RC = 2,04 ; IC95 % = 1,21-3,44) pour augmenter leur plaisir sexuel lors de leurs relations sexuelles et ils ressentent davantage d'excitation sexuelle que les autres lorsqu'ils ont du sexe oral avec éjaculation (RC = 1,55 ; IC95 % = 1,12-2,15). Ils sont aussi plus nombreux à avoir consommé de l'alcool ou des drogues lors de leurs rencontres sexuelles avec des partenaires séropositifs ou de statut sérologique inconnu dans les six derniers mois (RC = 2,73 ; IC95 % = 1,08-6,93). Puisqu'il y a un lien entre la quête de sensations fortes sur le plan sexuel et la consommation d'alcool et de drogues lors de rencontres sexuelles avec des partenaires sexuels à risque pour l'infection au VIH, il est possible que la quête de sensations fortes sur le plan sexuel augmente la vulnérabilité à l'infection au VIH.

Contexte

Section :
Sexualité humaine
news icon Domaine de la communication :
Sexualité humaine
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Thème du communication :

Sexualité humaine

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