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La réappropriation de la dimension spirituelle en sciences infirmières

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Jacinthe Pepin

Résumé du colloque

De tous temps, les infirmières accompagnent, soutiennent, renforcent les personnes et les familles pour diverses transitions de la vie : la naissance, la maladie, la mort… En soignant, les infirmières sont interpellées par ces expériences humaines qui posent des questions fondamentales comme celles du sens de la vie, de la santé, de la souffrance et de la mort. Issue de la pratique soignante des femmes, la pratique infirmière a longtemps été exercée dans un cadre religieux qui intégrait la notion d'âme. En 1860, la britannique Florence Nightingale, pionnière du nursing moderne, reconnaissait que la discipline infirmière devait s'intéresser aux lois de la Nature et de Dieu concernant la relation entre le corps et son environnement. Le développement des sciences et de la médecine moderne, période de sécularisation et de désaveu du savoir des femmes sur les soins (Collière, 1986; Saillant, 1992), a fait ombre au spirituel en mettant l'accent d'abord sur le corps, puis sur la relation entre le corps et le psychique. Dans les années 1970, la vision de la personne unitaire indivisible (corps - âme - esprit) a fait resurgir en sciences infirmières (Rogers, 1970; Watson, 1979) la question du spirituel dans les conceptions de la discipline. Cette vision unitaire de la personne en même temps qu'une ouverture aux philosophies sous-jacentes aux approches complémentaires et alternatives de soins donnent aux infirmières les moyens qu'elles cherchaient pour faire face aux questions de sens qui émergent de leur pratique. Ces discours correspondent donc au retour aux sources de la signification du soin à la personne entière qui vit des expériences de santé dans son environnement.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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