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La réflexion menée au Collège des médecins du Québec

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Michèle Marchand

Résumé de la communication

Pour certains, l’euthanasie volontaire et planifiée est encore le moyen le plus sûr d’éviter les soins acharnés ou futiles en fin de vie. Avouons-le, il existe encore des situations, exceptionnelles, où la mort est inévitable, imminente et difficile malgré les soins apportés : des situations où l’agonie se prolonge et où on demande aux médecins de poser des gestes avec lesquels ils seraient probablement d’accord si ce n’était du fait qu’ils sont interdits par la loi. Mais l’euthanasie préventive nous semble une réponse excessive, qui repose sur la crainte des désaccords quant à l’intensité des soins, alors que ceux-ci sont plutôt rares et qu’il est possible de les régler. Comme dans plusieurs pays, l’encadrement du domaine des soins gravite maintenant autour du processus décisionnel et au Québec, la loi donne beaucoup de pouvoir aux patients et à leurs proches. En fait, la difficulté contre laquelle nous butons tous dans ces cas, ne réside pas dans les désaccords possibles, bien au contraire. Elle vient plutôt du fait qu’une loi, qui n’a rien à voir avec les soins, puisse faire irruption dans le processus décisionnel et s’y substituer. Selon nous, il vaudrait mieux réorienter le débat sur l’euthanasie dans la direction des soins appropriés et continuer à miser sur le processus décisionnel.

Résumé du colloque

Ce colloque nous permettra d'ouvrir un débat sur la pertinence de changer le Code criminel pour dépénaliser et légaliser l'euthanasie et l'aide médicale au suicide, de donner de la visibilité à la revue Frontières et au Centre de recherche en éthique de l'Université de Montréal. Des numéros de la Revue touchant aux thèmes traités seront en vente sur place après le colloque.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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