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La régulation du bilan d'énergie : implications dans l'obésité

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Angelo Tremblay

Résumé du colloque

L'obésité est une condition qui favorise le développement de complications métaboliques comme le diabète et les hyperlipémies-hyperlipoprotéinémies. L'excès de graisse corporelle qui caractérise l'obésité est également promoteur de changements physiologiques et hormonaux qui, à long terme, contribuent à l'atteinte d'un nouvel équilibre énergétique. Les adaptations physiologiques et hormonales qui sont actuellement les mieux documentées peuvent se résumer comme suit : 1) une augmentation de la concentration d'acides gras dont le gradient de substrat permet une augmentation de l'oxydation des lipides, 2) un état d'hyperinsulinémie qui, dans un contexte d'euglycémie, augmente l'activité du système nerveux sympathique et facilite le contrôle du poids à long terme, et 3) une hyperleptinémie dont les effets s'apparentent à ceux de l'hyperinsulinémie et qui favorise une augmentation de l'activité physique spontanée. Ces effets sont réversibles et s'atténuent avec une perte de graisse. Ces observations suggèrent au clinicien qui traite l'obésité que ses interventions ne devraient pas seulement viser un déficit énergétique, mais devraient également permettre une bonne performance des mécanismes de régulation du bilan d'énergie après une perte de poids. À ce jour, la seule stratégie connue qui permette d'atteindre cet objectif est la pratique d'activités physiques vigoureuses. En effet, un examen des caractéristiques des personnes entraînées révèle qu'elles sont plus sensibles à l'action de l'insuline sur la captation du glucose circulant et à l'action lipolytique des catécholamines. De plus, pour un degré d'adiposité donné, elles maintiennent un niveau plus faible de leptine, ce qui peut également refléter une sensibilité accrue à cette hormone. Dans le cadre de notre pratique clinique, nous avons observé qui le jumelage d'exercice physique à un régime à teneur réduite en lipides permet une perte moyenne de graisse corporelle de 10 à 15 kg avant que ne survienne un état de résistance à maigrir. La perte de poids atteinte dans ces conditions permet généralement une normalisation complète du profil métabolique même si la personne présente toujours un surpoids au terme de ce programme.

Contexte

news icon Thème du colloque :
La régulation du bilan d'énergie
host icon Hôte : Université Laval

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