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Résumé du colloque
Depuis la parution de La Route des Flandres, l’œuvre de Claude Simon demeure hantée par la guerre, notamment la Deuxième Guerre mondiale, vécue par l’auteur lui-même. Or bien plus qu’un thème récurrent, même obsédant, la guerre détermine les fondements mêmes du langage romanesque simonien, motivant l’anamorphose du discours à laquelle il procède. Afin d’analyser la résilience dans le récit de survivance simonien, nous proposons de confronter le sujet-narrateur de La Route des Flandres à celui de L’Acacia. Selon notre hypothèse, la résilience, chez Simon, se définit littéralement comme un produit de l’écriture, résulte d’un faire. En effet, chez Simon, ni le temps ni la mémoire ne favorisent, ne déterminent le passage de l’intériorisation défensive à l’extériorisation curative ; il appartient plutôt au sujet lui-même de se (re)structurer par la création d’un temps et d’une mémoire propres à son langage. De la sorte, le récit de survivance simonien exige de poser la question de la résilience en ces termes : que fait le sujet du temps et de sa mémoire? Quel temps, quelle mémoire érige-t-il dans le langage? Comment l’organisation des dimensions temporelle et mémorielle propres au récit parvient-elle à structurer a posteriori le sujet qui l’a composée? Et quelle est la portée, la durabilité ou, au contraire, la précarité de cette structuration en regard de l’adaptation au réel?
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