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La robotique: une radicalisation des fondements masculins de la pensée?

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Hélène Belley

Résumé du colloque

Des théoriciennes du féminisme ont attiré l’attention sur le caractère masculin, voire «phallic» de la pensée scientifique occidentale. Pour le courant féministe psychanalytique, cette science s’étaie, dès son origine, sur un imaginaire de la coupure entre le féminin et le masculin. En ses fondements mêmes, cette science occidentale se construit sur la base d’une exclusion radicale du corps, particulièrement, du corps maternel dont elle chercherait, inconsciemment, à gommer la trace. Un corps maternel procréateur et «gestateur» appréhendé comme altérité radicale et par là, inassimilable au mouvement même de la pensée. Or les plus récents développements de la science contemporaine: la robotique et les NTR, notamment, ne constituent-elles pas une radicalisation de cet imaginaire d’exclusion? Au lieu de penser ce corps-habitatcle, ce passage par le maternel, la science actuelle fabriquerait du «corps». Corps machinal, tel le robot, mais aussi corps-produits, corps-objet, tel celui issu des diverses technologies de la procréation et du génie génétique. Le «scénario» ne monte-t-il pas ici d’un cran, décisif? Le fol espoir d’en venir un jour à pouvoir se passer totalement et concrètement de ce corps féminin?

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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