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La santé des indiens cris de la Baie James

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Elizabeth Robinson

Résumé du colloque

Ma présentation consistera en une synthèse des connaissances actuelles sur la santé des indiens cris de la Baie James. Après une brève présentation de la population nous traiterons de l'évaluation du taux de mortalité et des principaux problèmes de santé en les comparant à ceux de l'ensemble du Québec. La population crie de 7916 personnes réside sur un territoire entre le côté est de la Baie James et le lac Mistassini au nord de Chibougamau et est basée dans 8 communautés. 55.2% de la population est âgée de moins de 20 ans comparé à 31.3% pour le Québec; 22% cris ont entre 10 et 19 ans. Seulement 3.9% des cris ont plus que 65 ans. 32.9% de la population active a un emploi à temps plein ou partiel, 12.0% est sans emploi; et 43.7% fait partie d'un programme de sécurité de revenu pour chasseurs et trappeurs, mis sur pied suivant l'entente de la Baie James. Les enfants de ce programme doivent rester 8 mois par an dans le bois à chasser et à trapper. Presque tous les cris parlent leur propre langue; 58% parlent aussi l'anglais et 34% le français, mais 29% ne parlent ni le français ni l'anglais. Depuis 5 ans environ, tous les villages ont de l'eau courante et un système d'égouts. La mortalité infantile est tombée de 49.7 décès pour mille naissances en 1976 à 22.2 en 1982 (elle était de 10.8 au Québec en 1978). La mortalité dans le premier mois de vie est semblable à celle du Québec, probablement du fait que les cris ont de plus de problèmes à la naissance; la mortalité postnéonatale est plus élevée. 24% des 65 décès infantiles étaient causés par la gastroentérite, la méningite ou la pneumonie, selon les données de 1978 à 1982. Les taux de décès dus aux maladies respiratoires et aux accidents sont plus élevés que ceux des Québécois; par contre, les décès dus aux maladies cardiaques et aux tumeurs sont moins élevés. Le taux de décès dus aux blessures est 2 fois plus élevé qu'au Québec, mais plus bas que pour d'autres groupes autochtones canadiens; la moitié de ces décès accidentels étaient des noyades. Au niveau de la morbidité, chez les enfants, les otites et les infections des voies respiratoires sont très fréquentes quoique leur gravité semble diminuer. Selon les cliniciens, l'incidence des gastroentérites, des méningites et des infections de la peau, diminuerait également. L'étude provinciale en santé dentaire a démontré que les enfants cris ont 20% plus de caries dentaires que les enfants du Québec en générale, et que leurs caries ont été traités par l'extraction de la dent plutôt que par l'obturation. Dans un des villages cris, une maladie neurologique rare a causé la moitié des décès des enfants de ce village depuis 5 ans, et plusieurs enfants atteints sont demeurés gravement handicapés. L'hypertension est fréquente, et le diabète de type adulte est croissant. L'incidence de la tuberculose est 10 fois plus élevée qu'au Québec; entre 1980 et 1984 nous avons eu 45 cas chez les cris. Les maladies mentales sont importantes comme partout. La santé (physique, mentale, et sociale) du nombre important d'adolescents chez les cris, nous préoccupe de plus en plus.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Santé communautaire
host icon Hôte : Université de Montréal

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Titre du colloque :

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