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La sortie du trauma par la surprise, par la création d'un écart, par la fiction

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Marie-Andrée Morache

Résumé du colloque

Dans ses articles les plus récents, le psychiatre et psychanalyste François Ansermet signale qu’une éthique de l’incertitude devrait plutôt gérer la cure analytique, car la véritable sortie du trauma demande la création d’un écart : c’est par la surprise que l’on sort du trauma. Là où M. Ansermet parle de surprise, nous parlerons de fictionnalisation, de répétition avec variation et d’écriture de l’entre-deux. Une sortie du trauma par la littérature ne comble pas le sens, au contraire elle implique de repasser par le trou, de repasser par l’expérience de détresse, par la perte des repères, par la rencontre de l’innommable. Si le trauma dans son effraction remet le sujet en contact avec un temps antérieur, où il y a non-rapport du sujet au langage, repasser par l’expérience traumatique peut signifier rejouer cette scène originelle, rejouer l’insertion du sujet dans le symbolique, ouvrir un espace de création où le sujet se réinvente dans l’écriture un nouvel Autre du langage. Nous poserons cette problématique à l’aide de textes littéraires que l’on peut situer à la frontière du récit autobiographique et de la fiction, et où il est question d’un deuil traumatique exigeant la réinscription de soi et de l’autre dans le nouveau rapport à l’altérité que crée la perte : La promesse de l’aube de Romain Gary versus La vie devant soi d’Émile Ajar, W ou le souvenir d’enfance de Georges Perec, Vies minuscules de Pierre Michon, et Enfance de Nathalie Sarraute.

Contexte

manager icon Responsables :
Christiane Kègle
host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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