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La survie fœtale dans un contexte immuno potentiellement hostile

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Raymond D. Lambert

Résumé du colloque

Étant donné qu'il exprime les antigènes paternels, l'embryon-foetus constitue une semi-allogreffe qui devrait être rejeté comme l'est tout corps étranger. Mais, comme il ne porte pas d'antigènes de classe II et que chez lui l'antigène de classe I s'avère monomorphique et tronqué, les cellules NK, à moins d'être activées artificiellement, ne reconnaissent pas cet intrus et ne peuvent donc l'attaquer. Une deuxième explication à la paradoxale survie foetale consiste en la présence dans l'endomètre utérin, à proximité du site d'implantation, de cellules leucocytaires caractérisées par l'absence de certains marqueurs de maturité et de récepteurs tels le TCR et l'IL2R. Comme la présence de ces récepteurs est nécessaire à l'acquisition des propriétés lytiques, les cellules déficientes en TCR et IL2R ne peuvent être activées et demeurent donc inoffensives. Finalement, de nombreuses substances immunosuppressives, produites par l'endomètre ou l'embryon-foetus, ont été mises en évidence. Ces facteurs de régulation de la réponse immune empêchent les lymphocytes T de quitter leur quiescence et inhibent les lymphocytes T activés. Ils agissent sur la production de TIL2, sur l'expression de son récepteur et sur l'activité transcriptionnelle des deux gènes impliqués. Cela suggère que les leucocytes se trouvant à proximité de l'embryon-foetus, même immunodéprimés, ceux qui quittant la zone d'influence embryonnaire ou ont le potentiel pour être activés et que ceux au stade efficient sont neutralisés dès qu'ils entrent en contact avec l'embryon-foetus. Dans un tel contexte la protection de l'embryon-foetus contre un rejet maternel peut être assuré.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Rimouski

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