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La théorie de l'inversion : quand la biologie des sexes et des orientations sexuelles ne font qu'un

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Line Chamberland

Résumé de la communication

Dans la recherche des facteurs influençant l’orientation sexuelle (souvent appelée « recherche des causes de l’homosexualité »), deux grandes écoles s’opposent: l’essentialisme et le constructivisme. La première explique l’homosexualité par une différence ontologique, le plus souvent d’origine biologique, tandis que la seconde appréhende les catégories et les identités autour de l’orientation sexuelle comme le produit historique de rapports sociaux, culturels et politiques. Dans le cadre de cette présentation, nous nous penchons sur une des théories dominantes de l’essentialisme, soit la théorie de l’inversion. Intimement liée à l’analyse différentielle des sexes, cette théorie suggère qu’un individu homosexuel aurait en lui un “morceau” de l’autre sexe (c.-à-d., cerveau, hormone, glande, gonade, gène, etc.). Nous abordons brièvement l’origine historique du paradigme de l’inversion au 19e siècle et nous identifions certains éléments qui peuvent expliquer sa longévité dans les représentations populaires et scientifiques. Nous présentons aussi les liens étroits qui existent entre la recherche des fondements biologiques des sexes et ceux de l’orientation sexuelle. Un exemple de recherche basée sur la théorie de l’inversion, l’étude du cerveau des hommes gais de LeVay publiée initialement en 1991, sera présenté. Cette étude illustre la résurgence contemporaine de la recherche de marqueurs biologiques de l’homosexualité.

Résumé du colloque

La conférence d'ouverture, présentée par Catherine Vidal, neurobiologiste réputée, constitue l'événement principal de ce colloque.

Contexte

manager icon Responsables :
Louise Cossette
host icon Hôte : Université de Montréal

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