pen icon Colloque
quote

La translocation des sucres chez Rubus chamaemorus (chicouté) : contribution au succès reproductif

DJ

Membre a labase

Donald Jean

Résumé du colloque

Rubus chamaemorus est une herbacée dioïque et clonale de distribution circumboréale. Elle est particulièrement abondante dans les tourbières ombrotrophes (bogs) de la Moyenne et de la Basse Côte-Nord. Le rhizome qui relie les ramets (partie aérienne) est viable pendant plusieurs années. Les ramets sont donc possiblement interdépendants. Les ramets reproducteurs, mâles et femelles, sont peu nombreux et le taux d’avortement des fruits est élevé (environ 75% des fleurs et 30% des fruits initiés ne donneront pas de fruit). Ces observations nous ont conduit à formuler deux hypothèses. Premièrement, que les ramets végétatifs servent à suppléer les ramets reproducteurs en photoassimilats (i.e. qu’il y a compétition entre les ramets reproducteurs pour les sucres produits par l’ensemble du clone). Deuxièmement, que les sources principales de photoassimilats pour le développement du fruit sont les feuilles (sucres néo-formés) et non le rhizome (sucres stockés). Deux expériences furent menées dans les tourbières ombrotrophes de Havre Saint-Pierre, à l’extrémité Est de la Moyenne Côte-Nord. Un contrôle du nombre de fleurs par clone a permis de constater que la densité des ramets floraux ne semble pas affecter le nombre de fruits produits. Il est possible que les grandes distances entre les ramets chez la chicouté ne permettent pas une translocation efficace des sucres entre les ramets. La coupe des feuilles du ramet reproducteur ainsi que la proximité d’un ramet stérile ont peu d’effet sur l’avortement du fruit. Cependant, en modulant la longueur du rhizome attaché au ramet reproducteur, nous modulons également le taux d’avortement. Le rhizome semble donc être la source principale de photoassimilats pour le fruit. Le dosage des sucres contenus dans la partie du rhizome situé à proximité des ramets femelles devrait préciser le niveau d’intégration entre le fruit, les feuilles, le rhizome et les ramets stériles.

Contexte

manager icon Responsables :
Estelle Lacoursière
host icon Hôte : Université de Trois-Rivières

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :