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La transmission de la mémoire du génocide contre les Tutsi dans le contexte culturel et politique rwandais

LN

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Laurent Nkusi

Résumé de la communication

Il existe deux traditions contradictoires rwandaises concernant le témoignage en cas de violences extrêmes : d’une part, le silence résigné (ngize icyo mvuga naba nsaze : si je disais quelque chose, je serais fou) ; d’autre part, le devoir ou la capacité de témoignage car « celui qui échappe à la foudre en parle » (''Ukize inkuba arayiganira''). Il faut donc tenir compte de cette ambivalence - et de ses échelles, y compris l’oubli sélectif volontaire- quand on analyse les témoignages concernant le génocide perpétré contre les Tutsi. S’agissant précisément de ce crime des crimes -il a été organisé par l’Etat rwandais en 1994-, il est normal que l’Etat intervienne également aujourd'hui dans la définition et la gestion d’une politique nationale de la mémoire du génocide dont l’objectif final est, d’après la Constitution, l’unité et la réconciliation, même s'il existe, comme on le sait, des mémoires « antagonistes » pour reprendre l’expression de S. Sebasoni.

Résumé du colloque

Nous devrions recevoir des participants rwandais de la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide. Ce qui signifie qu'il se peut que nous recevions aussi la visite de Mme l'Ambassadeur du Rwanda au Canada et/ou d'une délégation de celle-ci. Par ailleurs, je souligne qu'un des participants n'est autre que l'auteur Boubacar Boris Diop!

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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