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La violence conjugale: la morte lente

FP

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Fabienne Presentey

Résumé du colloque

La violence n'est-elle pas, en fait, une manifestation "vivante" de la mort, une étape franchie dans la lente progression de la négation des forces vitales que les "tues" n'existent plus? La violence conjugale, un élément parmi tant d'autres que nous nommons "violences", est ce qu'il y a de plus en même temporalité - l'un et l'autre ne pouvant être séparés que dans une dissection scientifique nette et propre. Hommes et femmes, enfants et sociétés - cette forme de violence est la perpétuation de la relation sociale spécifique aux deux classes de sexe définies et contraintes par l'omniprésence des normes de sexe. Quelle est la place réservée à la menace de mort au sein du vécu de ces rapports de sexe? Le corps est-il un élément où les hommes "saignants" expriment cette menace n'est qu'un élément influençant le vécu de la violence conjugale, les tendances suicidaires en étant l'expression la plus commune. Comprendre l'importance de la mort comme élément intrinsèque d'une relation de violence permettra de saisir, au niveau théorique, le caractère dialectique du rapport aliénant entre le contrôle (négation de l'autre) et l'affirmation de soi (pouvoir-réappropriation-dépassement-sion). La violence conjugale représente en quelque sorte une forme d'ancrage social "de la mort lente" qui n'a rien de surprenant ni d'efférentifiant mais qui, au contraire, souligne ce processus sociohistorique propre à la main-mise patriarcale qui se doit d'assurer tout contrôle de la lente des constructions sociétales qui en découlent, et nature-elle-ment, les femmes.

Contexte

news icon Thème du colloque :
(La) Violence et la mort
host icon Hôte : Université de Sherbrooke

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Titre du colloque :

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