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La violence textuelle dans le récit littéraire

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Hernan Fernandez

Résumé de la communication

Depuis le début de l'écriture, la violence a été considérée comme le principal ennemi de la civilisation, de l'humanisme, de la culture et de la société. D'après Freud, l'interdit, la morale et la culture proviennent plutôt de l'expérience de la violence que de la réflexion. Sur le plan spirituel et intellectuel, la violence et la crainte de celle-ci participent, bien que subtilement, au sein même de la pensée. La violence est présente dans toutes les tensions produites par l'engendrement d'un discours, indépendamment des enjeux qui le provoquent. En somme, la violence - concept et acte, pensée et discours - est le carrefour où se croisent les objets de réflexion de la production littéraire et culturelle en général. On peut constater, alors, que la violence constitue le Sud problématique du développement de la littérature. Écrire est une action qui comporte la violence, dont il faut préciser la nature et son articulation pour la penser autrement. La littérature mieux que toute autre expression symbolique se porte témoin et soutient des enjeux de la violence. Dans mon travail, je veux amorcer une réflexion sur la violence comme moteur de la narration dans le récit littéraire. Pour ce faire, je commencerai par réaliser une étude de la transition de la violence exécutive vers le symbolique en dégageant les aspects les plus représentatifs, tout en m'appuyant sur des textes critiques et philosophiques, pour ensuite lire les deux romans choisis en rapports aux aspects dégagés. Le choix des romans "L'avalé des avalés" de Réjean Ducharme et "La tradicion de Rita Hayworth" de Manuel Puig, est dû à la façon dont ils articulent la violence. D'abord, le fait que dans les deux romans les protagonistes soient des enfants nous permet d'établir un rapport entre la violence et sa fondation, en ce qui concerne le passage du naturel au social. Suivant une perspective contextuelle, on peut y voir au moins deux problématiques : premièrement, il s'agit de romans qui ont été écrits dans des pays situés aux extrémités du continent américain, dans les années soixante, un moment où s'est produit un glissement dans les paradigmes institutionnels mondiaux. Deuxièmement, ces deux romans engendrent des discours contestataires qui critiquent l'ordre social en prenant la famille comme figure centrale du récit. L'objet de mon travail sera lors de lire ces textes du point de vue des effets de l'idée de violence, y compris la façon dont les textes la présentent, et le rôle que cette idée joue comme moteur de la narration pour ainsi dégager les enjeux les plus significatifs de la violence dans le texte littéraire. En conclusion, je vise à esquisser une perspective différente sur le rapport étroit qui existe entre la violence textuelle de la fiction littéraire et son possible lien avec le discours social.

Contexte

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Cultures et littératures étrangères
host icon Hôte : Université Laval

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Thème du communication :

Cultures et littératures étrangères

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