Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Résumé du colloque
L'éloquence du corps. Est supposée ici une équivoque, au moins. De quelle éloquence s'agit-il ? De celle qui prend effet d'un don de parole reconduit avec facilité et brio ou de celle qui, sans parole, assure l'expression éclatante du sens ? De l'une, qui implique le respect d'une rhétorique faite de règles et de figures déjà symbolisées, le corps n'a que faire, à moins de se voir déjà accolé à l'esprit qui le fait parler ; de l'autre seulement donc, il peut s'autoriser de lui-même en imposant la voix somatique de ses exigences. C'est dire que, dans l'espace psychanalytique tout au moins, l'éloquence du corps, du corps parlant et non du corps parlé, n'est jamais la remise codée d'un discours de représentation dont la performance se reconnaîtrait à des signes de maîtrise évidents, mais bien l'apparition symptomatique d'un trait signifiant qui fait scène à la fois comme révélateur et comme énigme. En ce sens, ni le portrait, ni le tableau, ni la scène mimétique ne peuvent encadrer la parole du corps. Seule la scène traumatique, dans sa fulgurance, la porte en germes et en traces. Dans le champ du texte littéraire, où il n'y a de corps que symbolique, il arrive pourtant que certains textes fassent signe de cette voix abrupte du corps réel. Par exemple et entre autres, Les Confessions et La Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau.
Vous devez être connecté pour ajouter un élément à vos favoris.
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour continuer.
Outils de citation
Citer cet article :
MLA
APA
Chicago
Ajouter un dossier
Vous pouvez ajouter vos contenus préférés à des dossiers organisés. Une fois le dossier créé,
vous pouvez ajouter un article ou un contenu de la liste ou de la vue détaillée au dossier sélectionné dans la liste.