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L'absence d'inflexion des emprunts dans le français cadjin

DS

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David Sankoff

Résumé du colloque

Un indice qui permet de distinguer les emprunts des alternances de code est l'application des processus d'inflection de la langue réceptrice aux emprunts de la langue donneuse. Ces processus s'appliquent autant aux emprunts spontanés qu'aux emprunts établis. Par contraste, à l'intérieur des alternances, les inflections et les racines proviennent tous de la même langue. Il y a des communautés bilingues où la difficulté d'agencer des inflections verbales d'une langue aux racines de l'autre empêche l'emprunt spontané des verbes sauf en tant que racine complément d'un verbe porteur comme faire. Par contre, dans le français cadjin de la Louisiane, les racines verbales de l'anglais ne portent souvent ni inflection anglaise ni inflection française; et aucun verbe porteur n'est utilisé. (1) Ç'avait des trous de dent pour fit. (2) On a ride plein avec M. Ernest. (3) J'ai draw mon security cheque. Dans l'exemple (1), on aurait attendu la terminaison infinitive -er, dans (2) et (3) le é du participe passé. Néanmoins, plusieurs indices supplémentaires, qualitatifs et quantitatifs, indiquent qu'il s'agit d'emprunts plutôt que d'alternances. Nous discutons des précisions de la théorie des emprunts nécessaires pour rendre compte de ces données.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Exploration du lexique
manager icon Responsables :
Brendan Gillon
host icon Hôte : Université McGill

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