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Résumé du colloque
Au XVIIe siècle, l'Académie française s'est vue confier par l'État la mission de fixer la langue. L'institution devenait en outre un instrument politique mis au service de l'unification du royaume et du rayonnement diplomatique de la France. Le projet de Richelieu s'apparente à ce qu'on appellerait aujourd'hui une politique linguistique. L'Académie œuvre en effet dans le contexte de la constitution d'un État fort associé à une situation de réflexion sur le statut de la langue française. De là découle le mandat bien circonscrit, mais non dépourvu d'ambition de l'Académie, à l'égard de la langue. Son statut d'autorité légitime la Compagnie en ce qui a trait à l'aménagement d'une norme. Elle fonde son choix sur le "bel usage", et pour asseoir ce standard, elle souhaite le diffuser par l'entremise d'un dictionnaire. La préface de la première édition du DAF (1694) annonce que la Compagnie s'appuiera sur la "langue commune, telle qu'elle est dans le commerce ordinaire des honnestes gens, & telle que les Orateurs & les Poëtes l'employent". Mais qu'en est-il vraiment du contenu du dictionnaire par rapport au texte d'ouverture ? Le texte préfaciel n'est-il qu'un discours politique ou y a-t-il adéquation entre les intentions et le contenu dictionnairique réel ? C'est à travers l'étude de cette relation entre la préface et le dictionnaire que nous tenterons de déterminer comment s'est élaborée la première norme prescriptive du français au XVIIe siècle.
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