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Résumé du colloque
Les marais intertidaux du St-Laurent situés sur la voie de migration des oies leur servent d'aires de repos et d'alimentation. La population d'Acer caerulescens atlanticus se chiffre à plus de 200,000 individus. Se nourrissant surtout de rhizomes et de racines, cette espèce envahit les battures durant 3 mois par année. Si les dommages causés à la végétation semblent encore peu évidents, par contre ceux causés au substrat meuble se révèlent significatifs compte tenu de l'état d'équilibre fragile de ces milieux. D'une part, pour déloger les rhizomes, les oies creusent des trous de plusieurs centimètres de diamètre et de profondeur perturbant ainsi le substrat. La couche superficielle est largement mise à nu sur de grandes étendues. Repris par les vagues et les courants, les sédiments fins alors évacués ailleurs, les oies contribuent ainsi à l'érosion des battures. Elles jouent aussi un rôle dans l'agrandissement des marais slaciels, le recul des micro-escarpements du marais et la destruction des radeaux de schorre éparpillés sur les battures. De plus, la dénudation accélérée du schorre finfleur, à l'automne, (réserve Montmagny,) permet une invasion plus précoce et plus poussée qu'ailleurs. Si les observations faites ne permettent pas d'évaluer quantitativement l'action morpho-sédimentologique des oies dans les marais intertidaux, on ne saurait ignorer cette action dans la conservation d'un milieu en équilibre précaire.
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