L'activité physique est associée à une meilleure performance et à une réduction de l'indice de masse corporelle (IMC) et du temps d'écoute de la télévision chez les adolescents
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Résumé de la communication
Le but de cette étude était de déterminer l’influence de la pratique quotidienne d’activité physique sur la performance académique et sur l’indice de masse corporel d’une école secondaire privée de Québec. La cohorte de base était formée de 163 garçons et de 177 filles âgés entre 12 et 17 ans. À partir de leurs valeurs de consommation maximale d’oxygène (VO2 max.) et de la fréquence de leur participation à des activités physiques, nous avons constitué un sous-groupe de sujets très actifs (A) et un autre formé de sujets sédentaires (S). Les élèves du sous-groupe A présentaient une valeur de la VO2 max. se situant dans le quartile supérieur de la distribution et une fréquence de pratique d’activité physique d’au moins 18 fois par mois, tandis que les élèves du sous-groupe S avaient une valeur de la VO2 max. se situant dans le quartile inférieur de la distribution et une fréquence de pratique d’activité physique d’au plus 6 fois par mois. Comme attendu, l’IMC des sujets A était significativement plus faible que celui du sous-groupe S, tant chez les filles (19.1 et 21.0 kg/m², p < 0.05) que chez les garçons (20.5 et 23.3 kg/m², p < 0.05). Dans le même sens, les sujets A passaient en moyenne moins de temps à écouter la télévision, tant chez les filles (1.8 versus 2.3 heures/jour, p < 0.08) que chez les garçons (1.8 versus 2.8 heures/jour, p < 0.01). Par la suite, à l’aide de cette classification, nous avons combiné les deux sexes afin de comparer les scores de performance académique. Puisque l’information relative à la performance académique n’était pas disponible chez tous les sujets, la cohorte de référence était formée dans ce cas de 71 garçons et 85 filles. Les sujets A (n = 37) avaient un score plus élevé en mathématiques que les S (n =12), leur moyenne correspondant respectivement à 83.4 et 71.3 % (p < 0.001). De plus, les sujets A avaient une moyenne générale plus élevée que les S (83.9 versus 77.0 %, p < 0.005). Ces résultats confirment que l’adiposité des adolescents physiquement très actifs est moins élevée que celle des adolescents sédentaires. Leur pratique accrue d’activité physique s’accompagnait d’une diminution du temps d’écoute de la télévision, mais n’affectait pas négativement leur réussite scolaire. Au contraire, la meilleure performance académique des sujets actifs suggère que la pratique régulière d’activité physique puisse améliorer la réussite scolaire.
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