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L’addition de DDT aux formules d’arrosage des pommes de terres

JA

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J. A. Doyle

Résumé du colloque

L’objet de nos recherches fut, comme en 1946, de porter une attention spéciale aux fongicides commerciaux en vue de les comparer à la bouillie bordelaise dans la lutte contre les brûlures hâtives et tardives ; de connaître l’effet de nouveaux insecticides utilisés seuls ou en mélange avec les fongicides afin de détruire les insectes. Le tableau qui suit a été compilé dans le but de mettre en évidence l’efficacité respective des insecticides, arséniate de chaux, DDT et Velsicol, ainsi que l’effet combiné des fongicides et des insecticides : Un examen détaillé de ce tableau nous laisse voir que le DDT seul ou en mélange avec les fongicides est légèrement supérieur au Velsicol 1068 et de beaucoup supérieur à l’arséniate de chaux dans la lutte contre les doryphores et les altises. On remarque que l’arséniate seul ou en mélange a donné de bons rendements bien qu’il n’ait pas contrôlé efficacement les doryphores et les altises. Vu que la population des pucerons était très faible, et que nous n’avions pas collectionné plus de cinq cicadelles par traitement au cours de la saison, il nous a été impossible de déterminer l’effet des insecticides sur ces deux espèces. Par contre, en 1946, une forte population de ces deux espèces avait causé beaucoup de dommage au feuillage. (Soc. Qué. Protection des Plantes, Rapp. 30 : 155–171). L’analyse de la variance des résultats démontre qu’il n’existe pas de différence significative entre les rendements. Dû à la faible population des insectes, on note que les insecticides seuls présentent peu de différence entre eux. Contrairement aux résultats de 1946, la bouillie bordelaise 4-4-40 additionnée d’arséniate de chaux a donné un rendement inférieur à la bouillie bordelaise 2-1-40 additionnée du même insecticide. D’autre part, le DDT seul ou en mélange avec la bouillie bordelaise faible et les fongicides du commerce donne un rendement supérieur à la bouillie bordelaise Laise 4-4-40 additionnée du même insecticide. Comme en 1946, les parcelles traitées au DDT seul ont donné le plus fort rendement, bien qu'il n'y ait eu en 1947 aucune différence significative entre les insecticides. Les conditions climatiques de la saison d'été 1947 n'ont pas été favorables au développement des maladies et à la propagation des insectes. Ainsi nous n'avons observé tant sur le feuillage que sur les tubercules aucune trace de brûlure tardive ou hâtive. Il fut donc difficile de comparer les fongicides entre eux et d'apprécier leur valeur anticryptogamique. Au point de vue pathologique, il est à noter que les conditions étaient semblables à celles de 1946. Seuls les doryphores et les altises se sont développés en nombre suffisant pour nous permettre d'apprécier la valeur des insecticides. Le DDT, soit seul ou en mélange avec les fongicides, s'est montré légèrement supérieur au Velsicol 1068 et à l'arséniate de chaux. La toxicité du DDT par contact et son effet résiduel comme poison sont remarquables et militent en faveur de son emploi pour lutter efficacement contre les insectes des pommes de terre. L'analyse de la variance nous révèle qu'il n'y a pas de différence significative de rendement entre les parcelles soumises aux différents insecticides, bien qu'il existe des différences très significatives entre les blocs.

Contexte

Section :
Agronomie
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Agronomie
host icon Hôte : Université Laval

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Titre du colloque :

Agronomie

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