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L'amélioration génétique et le reboisement

JB

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Jean Beaulieu

Résumé du colloque

D'importants efforts ont été consentis au cours des dernières années dans le reboisement au Québec. Bien que l'ampleur du programme ait diminué récemment, il est prévu qu'environ 140 millions de plants seront mis en terre annuellement d'ici l'an 2000. Tous s'accordent pour reconnaître que, compte tenu des coûts liés au reboisement, l'ensemble des semis utilisés devraient être génétiquement améliorés, en vue, notamment, d'accroître la croissance sylvicole annuelle, un élément optimum afin d'assurer un développement forestier une compétitivité élevée dans un contexte de développement durable. Un premier programme de sélection des arbres mis en place au cours des années 80 pour la production de semences en pépinières et en vergers sont maintenant en phase de production et l'ensemble des 4,5 millions de plants mis en terre au Québec. Des gains annuels de 8 à 10% sont attendus. Ces gains sont possibles grâce à l'utilisation de méthodes permettant d'espérer un gain supplémentaire de 5% par génération. De plus, dans certains cas, les semences issues des vergers sont utilisées pour produire des clones, lesquels sont ensuite plantés en vergers à graines. Les recherches en génétique forestière ont débuté au Québec au cours des années 50. Elles se sont depuis intensifiées et des programmes d'amélioration génétiques ont vu le jour. Des populations de mélèzes, de pins et de conifères ont été croisées, les semis ont été réalisés pour préparer la seconde génération. Les résultats des tests généalogiques mis en place à la base de ces croisements démontrent que des gains de croissance de 20% à l'âge de 15 ans. Des méthodes pour propager par voie végétative les meilleurs génotypes ont également été développées. Ainsi, plus de deux millions de boutures sont produites annuellement à la base du Québec pour soutenir le reboisement au Québec. Une surpopulation de 35% a été démontrée pour les mélèzes et les mélèzes multifamiliales d'espèce hybride de quatre ans. Les secteurs de recherche actuels et les plus prometteurs sont ceux portant sur les mécanismes de la floraison, la colonisation des vergers sous abri, la culture in vitro, le développement de variétés résistantes aux tolérantes aux facteurs de stress et l'application des biotechnologie.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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