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L’amplification sociale du risque : les changements climatiques dans la presse écrite au Canada 1990-2004

JR

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Jean-François Roy

Résumé du colloque

L’objet de cette communication est de présenter par une étude de cas comment les médias construisent leurs messages sur le risque et les effets de ces messages sur la perception sociale du risque ainsi que sur le risque en tant que soi. Le risque relié aux changements climatiques est étudié en utilisant l’amplification sociale du risque comme cadre conceptuel (Kasperson et al., 1988). Une analyse de contenu a été réalisée sur quatre médias de la presse écrite canadienne de 1990 à 2004 (L’Actualité, Maclean’s, La Presse, The Globe and Mail) (n 393). Les résultats indiquent que la presse canadienne est susceptible d’avoir contribué à l’amplification sociale des changements climatiques à la fois par l’ampleur et le contenu de sa couverture médiatique. Bien que tous les discours médiatiques n’abondent pas dans le même sens, la presse écrite associe généralement aux changements climatiques plusieurs des caractéristiques identifiées par Slovic (1992) comme susceptibles de générer un sentiment de non acceptabilité du risque. La presse écrite a contribué à intensifier la perception sociale des changements climatiques. Les changements comportementaux issus de cette intensification ont contribué à la ratification du protocole de Kyoto au Canada par le biais d’un grand support populaire. Toutefois, les messages médiatiques comportent également des éléments problématiques: (1) la responsabilité de gestion individuelle du risque n’est pas suffisamment soulignée, (2) les changements climatiques sont présentés comme un événement chronique alors qu’il s’agit d’un risque à long terme, (3) les conséquences des changements climatiques sur les pays du Sud sont généralement ignorées.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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