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L’art contemporain, l’opinion publique et l’État

GB

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Guy Bellevance

Résumé du colloque

Quelle est la nature exacte de l’association entre l’art et l’État aujourd’hui? Dans quelle mesure y a-t-il une collusion entre ces deux agents? L’opinion publique, au moyen de diverses enquêtes de sondeurs réputés, nous a livré l’illustration d’une situation pour le moins paradoxale. Si l’on assiste dans certains milieux à de véritables visées d’insertion de la culture publique aux objectifs initiaux de démocratisation qui poursuivent les activités artistiques, d’autres milieux semblent s’en désintéresser. Les structures de financement de l’art n’agissent pas complètement en fonction des opinions émises, mais incluent une série d’accommodements qui visent à concilier les intérêts de divers agents. Cependant, la dynamique des rapports entre l’art contemporain et l’État est complexe, et tient une place prépondérante dans les débats actuels sur la culture publique. La véracité de ces approches se vérifie dans l’analyse de quelques exemples où l’art contemporain se trouve à l’encontre de multiples intérêts. On y trouve à chaque sorte de duplicité, à la fois une résistance et une acceptation de l’art contemporain. Dans cette perspective, l’étude de l’art contemporain devient une danse entre militantisme, création et résistance, une danse dont l’argumentation se nourrit d’arguments invoqués à l’encontre de l’un et l’autre; les arguments périphériques des deux entreprises; l’innocuité des actes et des pratiques; les intérêts pervertis de ces deux champs d’action. Cette analyse se transpose à un examen plus empirique des conditions réelles de la pratique des arts visuels, des conditions qui subissent, mais pas toujours par évidence ou systématiquement, les aléas programmés par l’évolution des systèmes d’enseignement et le mondialisation progressive des marchés culturels. Ceci conduit à considérer les résistances à l’égard d’une esthétique et à raisonner en tant que relation entre l’art et l’État comme un système de tensions perpétuelles, mais comme un effet de la difficulté à envisager les réalités de l’organisation dans le domaine des arts dans le cadre d’une tension sans fin des convictions (la création, l’inspiration), la liberté d’expression, la souveraineté d’un État, etc.).

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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