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Résumé du colloque
Toute la difficulté dans l’élaboration de normes environnementales est de déterminer les seuils minimals pour lesquels il n’existe aucun risque pour l’environnement. Les normes concernant l’utilisation des boues résiduaires municipales, comme fertilisant en milieu forestier, en est un bon exemple. Les boues contiennent des éléments fertilisants et de la matière organique, mais également des organismes pathogènes, des molécules organiques et des métaux lourds. Quel est l’impact de ces éléments sur l’environnement ? Quelles sont les doses acceptables ? Un indicateur suffisamment puissant et fiable est donc nécessaire pour une évaluation optimale. De nombreux outils ont été développés pour essayer d'appréhender les impacts des activités humaines sur l'environnement. Par contre, tous ne peuvent pas servir de signaux d'alarmes précoces. Dans bien des cas, la plupart des indicateurs mesurent la réponse à court terme d'un stress (indices physiologiques). En outre, ils nécessitent un travail important de laboratoire et sont couteux. Une alternative possible à ces méthodes repose sur l'utilisation du concept de stabilité développementale. La stabilité du développement d’un organisme est reflétée par sa capacité à produire une forme « idéale » sous des conditions particulières. Un certain nombre de travaux laisse envisager que la stabilité développementale représenterait un indicateur du stress peu coûteux, rapidement applicable et sensible. De surcroît, elle pourrait être utilisée comme signal d'alarme précoce ou bien comme un outil de contrôle régulier des impacts de l’activité humaine sur les espèces animales ou végétales. La mesure de l'instabilité du développement la plus communément utilisée est l'asymétrie fluctuante (AF). L’AF est une petite déviation aléatoire à partir d’une asymétrie bilatérale qui résulte d’un stress génétique et/ou environnemental, durant le développement. Ici, nous présentons les résultats concernant des mesures d’AF sur deux espèces d’insectes (cicadellidae et carabidae), afin d’évaluer l’impact environnemental d’une fertilisation sylvicole par des boues résiduaires liquides. Des insectes ont été capturés dans deux parcelles fertilisées (200 kg d'azote disponible par hectare) et trois autres parcelles témoins situées à Sherbrooke (Québec). Le nombre d’épines sur les tibias, la longueur des tibias, des fémurs et de certaines nervures alaires ont été mesurés pour calculer l’AF. La pertinence de l’AF comme outil pour une telle évaluation environnementale est discutée.
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