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L'autodiagnostic de la compétence éthique. Un exercice visant à mieux vivre l'apprentissage dans le cadre d'un programme de perfectionnement professionnel

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Diane Laflamme

Résumé du colloque

La recherche présentée ici a été menée d'octobre à décembre 1997 auprès d'un groupe de 17 étudiantes et étudiants adultes, inscrits à un programme universitaire de 2e cycle de perfectionnement professionnel destiné aux intervenants en soins palliatifs. En misant sur une approche interdisciplinaire de la notion de compétence éthique, l'exercice proposé consistait, pour la chercheure, à accompagner chacune des personnes dans une démarche de 15 heures d'entretiens privés consacrés à la préparation de leur propre tableau d'auto-diagnostic de leur compétence éthique (au total, 255 heures d'entretiens). Pour en arriver à la construction de ces Tableaux d'autodiagnostic, la compétence éthique a été abordée comme une production de l'esprit humain, l'humain ayant pouvoir de se faire, tant au sens du devenir-soi que décrit la philosophie existentialiste d'inspiration phénoménologique, qu'au sens d'une autopoïèse (du grec, autos: soi et poiein: produire), d'une auto-production de soi, capacité que l'humain partage avec tous les systèmes vivants selon les constatations récemment formulées par le courant de l'énaction en Sciences cognitives (Maturana et Varela). La méthodologie qui a guidé l'élaboration de ces 17 tableaux d'autodiagnostic s'inspirait des tableaux-codés proposés par Paulo Freire dans sa procédure de recherche-action. Les entretiens privés ont été encadrés de deux rencontres en groupe-classe: au début de l'exercice, il s'agissait d'une présentation de 3 heures permettant à la chercheure d'exposer les fondements conceptuels de l'exercice; à la fin de la démarche, une rencontre de 6 heures a permis à chacune et à chacun de étudiants de présenter au groupe-classe son propre tableau d'auto-diagnostic de sa compétence éthique. Cet exercice d'autodiagnostic de la compétence éthique visait une appropriation tant individuelle que collective des savoirs tirés de l'expérience. À partir d'une réflexion guidée sur le "bien faire" et le "mieux faire" dans la pratique professionnelle, il a permis de dégager des orientations utiles pour "mieux vivre" l'apprentissage de l'éthique.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

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