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Roland O. Cyrenne

Résumé du colloque

La production de l'industrie forestière et papetière est évaluée à 14 milliards de dollars et donne de l'emploi à plus de 100 000 travailleurs; environ 32 000 travaillent directement dans les usines. Ce secteur représente 15% de l'industrie manufacturière et 25% des exportations totales du Québec. Elle constitue le domaine manufacturier sur lequel repose la balance commerciale du Québec. Par exemple, en 1994 les papetières et les scieries ont entraîné une balance positive de 6,8 milliards de dollars avec l'étranger. Par ailleurs, l'industrie papetière québécoise compte une soixantaine d'usines réparties un peu partout sur l'ensemble du territoire québécois. Ces usines ont produit en 1995, plus de 9,5 millions de tonnes métriques de papiers, cartons et pâtes commerciales. Au cours des vingt-cinq dernières années, elles ont augmenté leur production de plus de 65%. Les exportations de pâtes et papiers du Québec comptaient en 1994 pour 12,7% de toutes les exportations du Québec. En revanche, l'industrie des pâtes et papiers a investi en 1994, 19,3% de tous les investissements du secteur manufacturier. Plus spécifiquement, la production de papier journal s'élève à 12% de la production mondiale et 21% du papier journal exporté dans le monde. L'industrie québécoise réoriente sa production de papier journal vers des types de papiers ayant de grandes valeurs ajoutées. Alors qu'en 1960, 71% de sa production consistait en du papier journal; elle n'était plus que de 51% en 1991. Le Québec est après la Suède, le plus grand producteur en kilogramme de papiers et cartons par habitant. Sa production correspond à 1150 kg par habitant comparée à un peu plus de 300 kg par habitant pour celle des États-Unis. Les dépenses énergétiques de l'industrie papetière québécoise représentent 15 à 25% de ses coûts de production et plus de 9% de l'énergie totale utilisée chaque année au Québec. Les mesures d'efficacité énergétique prises au cours des vingt dernières années ont permis de réduire d'environ 20% leur consommation d'énergie par tonne produite. Un peu plus du quart de cette énergie provient de l'électricité mais, elle augmente constamment son utilisation de gaz naturel et de biomasse. Par ailleurs, l'industrie a vu au cours des vingt-cinq dernières années son approvisionnement en fibre changé; elle tirait 66% de sa matière fibreuse des forêts publiques alors, qu'elle n'en utilise actuellement seulement 22%. L'industrie papetière québécoise valorise environ 60% de ses résidus, principalement du point de vue énergétique. Elle dispose le reste de ses résidus dans des sites d'enfouissement.

Contexte

host icon Hôte : Université de Trois-Rivières

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