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Le besoin protéique et le métabolisme des protéines chez la personne âgée en santé

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José A. Morais

Résumé du colloque

La population âgée ne dispose pas, à ce jour, de recommendation alimentaire en protéines basée sur des données qui lui sont propres. La recommendation de 0.8 g de protéines/kg/j, extrapolée de données obtenues chez l'adulte pourrait être insuffisante pour maintenir l'équilibre azoté chez la population âgée. En effet, les données récentes et une réinterprétation des études de bilan azoté réalisées chez cette population suggèrent un apport sécuritaire de 1.1 à 1.3 g/kg/j. Les études portant sur les aspects dynamiques du métabolisme des protéines n'indiquent aucun changement du turnover protéique avec l'âge lorsqu'exprimé par unité de tissu métaboliquement actif. Toutefois, la contribution du tissu musculaire au catabolisme protéique total est sensiblement réduite chez les aînés, ce qui implique une contribution supérieure des tissus viscéraux ayant un turnover protéique plus rapide. Cette réduction de la contribution du tissu musculaire est due non seulement à la diminution de la masse musculaire mais aussi à une réduction du taux de synthèse protéique musculaire. Ceci n'est pas une conséquence inévitable du vieillissement mais plutôt le résultat de l'inactivté physique car un programme d'exercice contre résistance permet de restaurer le taux de synthèse des protéines musculaires à un niveau similaire à celui de jeunes adultes. Qui plus est, la réponse de la synthèse protéique musculaire à l'infusion d'acides aminés demeure inchangée avec l'âge, ce qui suggère qu'un apport alimentaire plus élevé en protéines pourrait être bénéfique au maintien de la masse musculaire. Quant au métabolisme protéique des tissus viscéraux, les données fragmentaires que nous possédons indiquent qu'il est inchangé ou même augmenté. En effet, l'extraction par les tissus splanchniques des acides aminés essentiels leucine et phenylalanine est augmenté, résultant en une disponibilité moindre pour les tissus périphériques, notamment le tissu musculaire. Ainsi, une augmentation des niveaux d'apports protéique pourrait contribuer au maintien d'une santé optimale de la population âgée et minimiser la sarcopénie associée au vieillissement.

Contexte

manager icon Responsables :
Guylaine Ferland
host icon Hôte : Université de Montréal

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