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Le capital linguistique des immigrants dans le milieu du travail : valorisation ou dévalorisation ?

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Christine Blaser

Résumé du colloque

Cette analyse s’inscrit dans la tradition des recherches sur les différences salariales entre francophones et anglophones au Québec. Le nombre important d’immigrants, dont la plupart a été sélectionnée pour leur connaissance préalable du français - dans l’espoir de faciliter leur intégration au Québec -, exige que la question du rôle du capital linguistique sur le salaire soit posée en distinguant différents groupes ethno-linguistiques d’immigrants. Selon la théorie économique, le salaire est surtout déterminé par la productivité de l’individu. Celle-ci a un lien étroit avec le capital humain qui englobe le nombre d'années de scolarité, l’expérience de travail et les formations ultérieures. La possession de capital linguistique (compétences linguistiques et savoir-faire communicatif) adéquat pour la tâche est essentielle. La communication entre l'employé, ses supérieurs et ses collègues est fondamentale et contribue à la productivité. Dans le cas des immigrants, le capital linguistique importé (langue maternelle et d'éventuelles connaissances d'autres langues) perd souvent sa valeur car il ne correspond pas aux compétences exigées pour décrocher un emploi sur le marché du travail. Au fur et à mesure que les années de séjour passent, les immigrants peuvent investir temps, argent et énergie dans les deux types de capital (humain et linguistique), en augmenter la quantité et ainsi faire monter leur valeur. Les salaires d’une cohorte d’immigrants (données ÉNI) sur le marché du travail à Montréal, 10 ans après leur arrivée au Québec, ont été analysés pour en dégager l’effet du capital linguistique (acquis avant et après la migration), tout en distinguant différents groupes ethno-linguistiques et en contrôlant pour le capital humain.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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