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Le Centre de rééducation civique (C.R.C.) de Tchollire : 1965-1992

JW

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Joseph Woudammiké

Résumé de la communication

Conçu pour abriter les individus réputés dangereux pour l’ordre public, le CRC de Tcholliré est un centre d’internement administratif créé en 1965. Il est la matérialisation de l’ordonnance No5 du 04 octobre 1961 relative à la répression et aux restrictions des libertés individuelles au Cameroun. Les textes qui régissent son fonctionnement sont à la limite flous. Ce travail ambitionne d’étudier dans les subtilités cette structure pénitentiaire d’un genre particulier. Son organisation et son fonctionnement montrent qu’il s’agit plutôt d’un « camp de concentration » conçu pour garder des adversaires politiques. Le choix de Tcholliré comme ville d’accueil du centre est stratégique et politique. Très rapidement, la ville de Tcholliré est devenue lieu de désolation et de déportation. Symbole de l’arbitraire étatique, le CRC a résisté au temps jusqu’à sa transformation en prison de production de Tcholliré II en 1992. L’étude d’un tel thème permet d’établir d’une part, une connexion avec la politique de répression des acteurs politiques au Cameroun et, d’autre part, celle de la déportation et de mise en résidence surveillée des acteurs politiques qui ont eu maille à partir avec les régimes au pouvoir. En effet, l’examen de ce site de déportation et d’assignation à résidence surveillée permet d’explorer les conditions géographiques, historiques et stratégiques favorables à l’isolement et au bannissement des adversaires politiques redoutables, réels ou supposés.

Résumé du colloque

Pendant le colloque il y aura entre autres le lancement d’un ouvrage sur les formes de représentations littéraires et médiatiques des violences postcoloniales.

Contexte

manager icon Responsables :
Isaac Bazié
host icon Hôte : Université de Montréal

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