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Le champ de l’affectivité en sciences sociales et la notion de souffrance

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Marie-Chantal Doucet

Résumé de la communication

Les sciences sociales, à travers l’appréhension du champ de l’affectivité seront confrontées d’un côté, à l’idée d’un individu cognitif et responsable et de l’autre, au principe d’un substrat présocial. La présente communication abordera la question en posant que les affects sont aussi tributaires du monde social. Il est déjà intéressant de constater que le problème de la souffrance est devenu un thème majeur des sciences sociales. La souffrance appartient au fond commun de l’humanité; cependant, elle semble prendre des formes différentes selon les époques. Analysée à partir de l’hypothèse d’une construction socio-historique des émotions et sentiments, la souffrance contemporaine témoignerait de la transformation des représentations sociales de l’individualité. À l’ère industrielle, celle-ci pouvait résulter d’une aliénation physique et morale à travers les conditions de vie et de travail. Aujourd’hui, où chacun revendique la reconnaissance de sa singularité, elle se manifesterait principalement au croisement de l’individuel et du social. Les nouvelles catégories cognitives pour parler de soi révèlent une identité qui est passée de l’extérieur (je suis le fils d’Untel) à l’intérieur (je suis moi-même). Le fragile équilibre entre extériorité et intériorité serait au fondement du travail sur soi. Cela ne va pas sans douleur et l’on peut avec Simmel penser que l’individu contemporain, à l’image de l’étranger vit dans un perpétuel conflit identitaire.

Résumé du colloque

Nous ne souhaitons souligner particulièrement aucun événement ou activité, mais les conférences prononcées constitueront l'amorce d'un ouvrage collectif.

Contexte

manager icon Responsables :
Louise Blais
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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