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Résumé du colloque
Le chancre septorien cause des dommages sévères sur les clones sensibles de peuplier hybride dans les plantations expérimentales du Québec, entraînant rapidement le bris de la tige et la mort de l'arbre. Le champignon pathogène Septoria musiva Pk., responsable de la maladie, est présent dans le sud du Québec, principalement dans les domaines bioclimatiques 1 et 2 (érablières à caryer et à tilleul). Sa distribution est sympatrique à celle du Peuplier deltoides sur lequel le champignon cause une tache de feuille en peuplement naturel. Dans ces domaines ainsi que dans les régions limitrophes, des clones résistants seulement sont recommandés pour le reboisement. Les tests d'inoculation artificielle en pépinière ainsi que les observations dans les dispositifs expérimentaux permettent une sélection fiable de clones résistants à ce chancre. Par ailleurs, même si on connaît peu les conditions favorisant le développement du chancre septorien, les observations faites depuis 1969 dans les dispositifs de peupliers hybrides laissent supposer que des conditions bioclimatiques limitent l'expansion du chancre septorien dans certaines régions. Jusqu'à tout récemment, la maladie ne s'était pas développée en dehors des domaines 1 et 2, et cela malgré l'introduction accidentelle de matériel infecté dans la plupart des régions. Même si peu de cas ont été rapportés, le domaine 3 (érablière à bouleau jaune) est considéré comme une zone à risque. Jusqu'à maintenant, la maladie a été répertoriée sur des clones sensibles dans un des quatre dispositifs présents dans cette zone mais son incidence est très faible. Pour une première fois, on a noté en 2001 la présence de dégâts importants causés par S. musiva dans le domaine 4 (sapinière à bouleau jaune) dans un dispositif situé dans l'ouest de la province. Dans le but d'étudier le développement potentiel du chancre septorien dans les régions limitrophes à son aire de distribution, un dispositif a été établi à la pépinière de Duchesnay où des tests d'inoculation ont été faits en 2001. Les résultats préliminaires seront présentés. On prévoit l'établissement de deux dispositifs similaires en 2002. Ces tests permettront de déterminer si la faible intensité d'inoculum est la cause principale de l'absence de la maladie dans les zones plus nordiques, de mieux définir les conditions bioclimatiques favorables au développement du chancre septorien en plantation et de délimiter avec plus de précision les zones à risques.
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