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Résumé du colloque
De nombreux textes du XIXe siècle s'interrogent sur le potentiel politique du tableau: peintres (notamment Delacroix et Courbet) et écrivains (Champfleury, Proudhon) se demandent jusqu'à quel point la peinture peut véhiculer l'idéologie: la toile, le pinceau sont-ils des armes de combat efficaces? Le chapitre XXV de Manette Salomon (1867) est en quelque sorte une satire de ce que les Goncourt considèrent comme l'empiétement du dogme, du «littéraire», sur la production de l'image. Avec le personnage d'Anatole Bazoche, peintre de l'inénarrable «Christ humanitaire», les Goncourt procèdent à une critique du «messianisme pictural», ridiculisent les procédés auxquels ont recours les peintres pour traduire, ou tenter de traduire, des contenus littéraires et idéologiques. Bazoche, incarnation de la Blague, substituera finalement au visage du Christ celui du mime Deburau: outre leur critique du messianisme pictural, les Goncourt exposent dans ce chapitre quelques intuitions sur la nature du pitre, lequel, davantage désormais que le Christ, s'impose sur la toile comme le représentant du peuple. Ici les Goncourt, leur Manette Salomon étant à plusieurs égards un roman d'«anticipation esthétique», participent à l'élaboration d'un programme pictural qui ralliera des artistes tels que Picasso et Rouault.
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