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Le cinéma à l’épreuve de la mémoire fragmentaire

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Bertrand Collard

Résumé du colloque

Antonin est un soldat qui rentre de la première guerre mondiale, traumatisé, avec cinq gestes pour toute mémoire, cinq fragments d’un passé oublié : tel est l’argument du film « Les fragments d’Antonin » réalisé par Gabriel Le Bomin en 2007. Par nature, le cinéma est un art du fragment : du découpage au montage, tout n’est qu’agencement fragmentaire. Mais en masquant les coutures, en reconstituant l’illusion de la continuité, beaucoup de films tournent le dos à cette essence fragmentée. Nous nous proposons de voir comment « Les fragments d’Antonin » revendique au contraire cette nature, sans pour autant le placer dans le champ du cinéma expérimental. En calquant sa narration sur le chaos de la mémoire d’Antonin, ce film place d’emblée le fragmentaire au cœur même de sa dramaturgie : le fragment comme véritable principe de conduite dramatique. Le film devient alors un jeu d’égarement labyrinthique dans lequel le spectateur découvre la vie d’Antonin en même temps que les médecins qui le soigne, étudient ses symptômes. Le fragment devient par conséquent principe esthétique : les séquences s’entrecroisent, s’imbriquent, les plans deviennent comme des portes vers d’autres plans en fonctionnant par associations sensorielles. En recherchant les influences, nous tenterons alors de positionner « Les fragments d’Antonin » de manière synchronique et diachronique, afin de bien le différencier du cinéma du pur hiatus formel : car la particularité est bien ici cette continuité disconti

Contexte

manager icon Responsables :
Sélom Komlan Gbanou
host icon Hôte : Université de Montréal

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