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Le cocu, de l'apologie à la censure

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Claire Carlin

Résumé du colloque

En étudiant les représentations du cocu depuis l’Antiquité, une typologie peut se construire selon la réception de ce personnage souvent comique à l’intérieur des textes et des images où il est dépeint. Au XVIIe siècle, la justification, la sympathie et la louange (paradoxale) dominent avant 1630, mais après cette date, la dérision pure, le châtiment corporel et l’exclusion sociale sont le lot du cocu. Avant 1630, c’est la femme adultère qui mérite une correction des plus violentes ; après cette date, la discrétion est recommandée au pauvre cornard. Aborder cette évolution par le biais anthropologique nous encourage à situer la typologie par rapport à la réaction aux tentatives de renouveler le mariage catholique lors de la contre-réforme. La « polémique conjugale » se moque des efforts de l’Église en produisant des sermons factices, avis, arrêts, testaments et autres textes quasi-judiciaires, des dialogues à l’Antique ainsi que des pièces et des romans où le cocu joue un rôle de vedette. La parodie des institutions dans ces documents et dans toute une série de gravures montre que la misogynie du premier XVIIe siècle cède petit à petit la place à une critique acerbe du mariage. Le sort du cocu illustre une partie importante de ce processus.

Contexte

host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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