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Résumé de la communication
L'étude du processus empathique utilise ici, outre le contenu verbal, le non verbal dans l'analyse des interactions conversationnelles en situation de counseling. Questions : 1) Dans quelle mesure le corps (i.e.la mimo-posturo-gestualité) est-il sollicité dans toute interaction de counseling ? (Cosnier & Brunel, 1994; Brunel, Martiny & Cosnier, 1996) 2) Comment deux individus qui communiquent, tentent-ils de comprendre et de se faire comprendre d'autrui ? Un manque de cohérence entre le langage verbal et non verbal cause des ruptures dans le processus de communication et même dans l'alliance thérapeutique (Safran & Muran, 2000). L'originalité de cette recherche réside dans une conception de l'empathie comme processus essentiellement interactif, empreint de réciprocité, fait d'intercorporalité (Merleau-Ponty, 1945) et d'intersubjectivité (Natterson & Friedman, 1995). Méthodologie : L'utilisation de l'enregistrement vidéoscopique (l'approche éthologique de Cosnier, 1994) permet d'observer les interactions entre les sujets dans trois opérations distinctes : 1re étape : six entretiens de face-à-face où les partenaires (12 candidats en formation en counseling au deuxième cycle) ont été enregistrés, vus de face; 2e étape : des séances d'autoscopie différée, réalisées avec chaque sujet isolément à partir des entrevues initiales, permettent de vérifier dans quelle mesure les mouvements corporels synchrones – dits d'« échoïsation corporelle » - peuvent aider les interactants à saisir la teneur affective des messages verbaux et à mieux décoder ce qui se passe dans l'autre. 3e étape : les comportements non verbaux d'accordage sont observés en outre lors du visionnement commun des autoscopies par les deux partenaires. Résultats : Les mouvements d'échoïsation ont été observés à un rythme d'environ 2 par minute. Ceux-ci s'imitant aux moments les plus chargés émotionnellement. En plus, l'identification de comportements non verbaux spontanés, représentés sous forme d'éthogrammes, ont permis d'identifier des séquences de synchronie interactionnelle, interprétés par les partenaires de l'interaction comme étant des moments privilégiés en termes de compréhension empathique. Ces mouvements, soit précédaient immédiatement, soit suivaient immédiatement les mots émotionnels comme signes d'empathie et étaient toujours accompagnés de regards orientés directement vers l'autre (mutual eye gaze).
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